Cicatrices d’acné : quelles sont les différentes formes et quelles solutions existent ?
Après une poussée d’acné, certaines traces peuvent persister plusieurs semaines, plusieurs mois, voire durablement. Pourtant, toutes ne sont pas des cicatrices et elles ne se traitent pas de la même manière.


Taches rouges, marques brunes, creux,
irrégularités de texture…
Le terme “ cicatrice d’acné “ est souvent utilisé pour désigner toutes les traces laissées après un bouton.
Pourtant, il existe plusieurs types de séquelles post-acnéiques, dont les mécanismes et les prises en charge sont très différents.
Avant de chercher à les faire disparaître, la première étape est donc de comprendre ce que l’on observe réellement sur la peau.
Pourquoi l’acné peut-elle laisser des cicatrices ?
Une lésion inflammatoire importante ou prolongée peut perturber le processus naturel de réparation de la peau.
Papules, pustules, nodules ou kystes déclenchent une réponse inflammatoire destinée à protéger et réparer le tissu. Lorsque cette inflammation atteint plus profondément la peau, elle peut également altérer certaines structures du derme, notamment le collagène.
Lors de la phase de cicatrisation, les fibroblastes participent à la reconstruction de la matrice cutanée en produisant notamment du nouveau collagène.
Mais cette réparation n’est pas toujours parfaitement équilibrée.
Si la peau produit trop peu de collagène, une dépression peut rester visible : c’est le principe des cicatrices atrophiques.
À l’inverse, une production excessive de tissu cicatriciel peut créer une cicatrice en relief.
La profondeur et la durée de l’inflammation, la prédisposition individuelle, mais également le fait de manipuler, percer ou comprimer régulièrement les lésions peuvent influencer ce processus.
Les cicatrices atrophiques : les cicatrices “ en creux “
Ce sont probablement les cicatrices d’acné auxquelles on pense le plus spontanément.
Elles apparaissent lorsque la peau ne produit pas suffisamment de collagène au cours de la réparation du tissu.
On distingue principalement trois formes.
Les cicatrices “ Ice Pick “
Elles sont étroites, profondes et souvent en forme de V. Elles donnent l’impression de petits trous ou perforations dans la peau.
Parce qu’elles s’étendent profondément dans le derme, elles font partie des cicatrices les plus difficiles à corriger avec de simples cosmétiques.
Les cicatrices “ Boxcar “
Plus larges que les Ice Pick, les cicatrices Boxcar présentent généralement des bords plus nets et une dépression relativement bien délimitée.
Elles peuvent être superficielles ou plus profondes et apparaissent fréquemment sur les joues.
Les cicatrices “ Rolling “
Les cicatrices Rolling sont plus larges, plus diffuses et donnent à la peau un aspect ondulé ou irrégulier.
Elles sont notamment liées à la présence de bandes fibreuses sous la peau qui tirent le tissu vers le bas.
Ces différentes cicatrices atrophiques nécessitent généralement des techniques médicales ou dermatologiques capables d’agir suffisamment profondément dans le tissu : selon le type de cicatrice, cela peut inclure le laser, la subcision, certaines techniques de microneedling médical ou encore des traitements combinés.
Ce ne sont pas les cicatrices que je traite
chez Hoanity.
Les cicatrices hypertrophiques
et chéloïdes :
les cicatrices en relief
À l'inverse des cicatrices atrophiques, elles apparaissent lorsque le processus de cicatrisation produit une quantité excessive de collagène.
Une cicatrice hypertrophique reste généralement limitée à la zone de la lésion initiale.
La chéloïde peut, quant à elle, dépasser cette zone et continuer à évoluer. Certaines personnes présentent également une prédisposition plus importante à leur développement.
Ces cicatrices nécessitent une prise en charge médicale. Elles ne sont donc pas traitées en esthétique chez Hoanity.
Toutes les marques post-acné ne sont pas des cicatrices
C’est ici qu’une distinction devient particulièrement importante.
Après la disparition d’un bouton, la peau peut rester rouge, rose, brune ou plus foncée pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois sans que sa structure soit définitivement cicatrisée ou creusée.
On parle principalement d’érythème post-inflammatoire (EPI) et d’hyperpigmentation post-inflammatoire (HPI).
Et ce sont précisément les séquelles post-acnéiques que je suis le plus susceptible de prendre en charge au cabinet.
L’érythème post-inflammatoire (EPI) :
les marques rouges ou roses
L’EPI se manifeste par des marques rouges ou rosées, plates, qui persistent après la disparition de l’inflammation.
Il est lié aux modifications vasculaires provoquées par l’inflammation et se rencontre notamment sur les phototypes clairs.
Ces marques peuvent progressivement s’atténuer spontanément, mais leur disparition peut demander plusieurs mois.
Chez Hoanity, le travail sur les EPI repose notamment sur une prise en charge globale visant à :
apaiser l’inflammation résiduelle ;
soutenir et restaurer la barrière cutanée ;
accompagner les mécanismes naturels
de réparation ;
soutenir une peau saine et favoriser une bonne synthèse du collagène ;
éviter de créer de nouvelles inflammations susceptibles d'entretenir les marques.
La routine utilisée à domicile joue donc un rôle particulièrement important, en complément de traitements ciblés réalisés en cabine.
L’hyperpigmentation post-inflammatoire (HPI) :
les marques brunes
L’HPI correspond à une surproduction de mélanine déclenchée par l’inflammation.
Après la disparition du bouton, une tache plate brune ou plus foncée que la carnation peut persister.
Elle est particulièrement fréquente sur les phototypes plus foncés, même si elle peut concerner toutes les peaux.
L’exposition aux UV peut également accentuer ou prolonger ces marques, ce qui rend la photoprotection quotidienne particulièrement importante.
La prise en charge peut associer :
une routine à domicile adaptée ;
des actifs ciblant progressivement les irrégularités pigmentaires ;
le soutien de la barrière cutanée ;
la maîtrise de l’inflammation ;
et, lorsque la peau le permet, des peelings professionnels adaptés pour accompagner le renouvellement cutané et travailler progressivement sur l’hyperpigmentation.
L’objectif n’est jamais d’agresser davantage une peau déjà marquée par l’inflammation, mais de créer les conditions permettant une amélioration progressive et contrôlée.
Et le microneedling ?
Le microneedling est souvent cité lorsqu’on parle de cicatrices d’acné, notamment pour son action sur le remodelage cutané et la stimulation du collagène.
Je ne le pratique actuellement pas chez Hoanity.
Il existe des protocoles pouvant être pratiqués dans le cadre esthétique, mais les profondeurs auxquelles je suis autorisée à travailler ne correspondent pas, à ce jour, à la prise en charge que je souhaite proposer pour les cicatrices.
Pour obtenir un travail plus profond sur certaines cicatrices atrophiques, je préfère donc orienter vers un professionnel médical habilité à utiliser des paramètres plus adaptés, plutôt que de proposer une technique dont je ne considère pas les résultats suffisamment pertinents dans mon propre champ de pratique.
Cela ne signifie pas que le microneedling n’a aucun intérêt : simplement que je préfère rester dans mon domaine de compétence et orienter lorsqu’une autre prise en charge peut offrir de meilleurs résultats.
Peut-être intégrera-t-il un jour les protocoles Hoanity si je trouve une approche esthétique qui correspond réellement à mes exigences. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.
Avant les cicatrices, il faut d’abord contrôler l’acné
C’est probablement l’un des points les plus importants.
Lorsqu’une personne arrive au cabinet avec une acné encore active, la priorité n’est généralement pas de commencer immédiatement à traiter les marques laissées par les anciennes lésions.
Pourquoi ?
Parce que tant que de nouvelles inflammations apparaissent, de nouvelles marques peuvent également se former.
On commence donc par travailler sur les mécanismes qui entretiennent l’acné : inflammation, congestion, barrière cutanée, routine à domicile, habitudes susceptibles d’aggraver la peau…
Une fois l’acné mieux contrôlée et la peau stabilisée, le travail sur les marques résiduelles devient beaucoup plus pertinent.
Traiter les séquelles vient donc souvent dans un second temps.
Il n’existe pas un traitement unique des cicatrices d’acné
C’est précisément pour cette raison qu’il est important de ne pas choisir un traitement uniquement parce qu’il est présenté comme efficace contre les cicatrices.
Une marque rouge, une tache pigmentaire, une cicatrice profonde Ice Pick ou une cicatrice Rolling ne correspondent pas au même phénomène biologique.
Elles ne nécessitent donc ni les mêmes actifs, ni les mêmes technologies, ni parfois le même professionnel.
Chez Hoanity, je prends principalement en charge les EPI et les HPI, avec une stratégie associant routine à domicile et traitements ciblés en cabine.
Lorsque la cicatrice nécessite une intervention plus profonde ou médicale, je préfère vous orienter plutôt que de vous promettre un résultat avec une technique qui ne serait pas suffisamment adaptée.
Comprendre votre peau avant de la traiter
Si votre acné est encore active, la priorité sera d’abord de travailler sur l'inflammation et de limiter l’apparition de nouvelles lésions.
Si elle est stabilisée mais qu’elle a laissé des marques rouges ou pigmentaires, nous pouvons alors construire une stratégie spécifique pour améliorer progressivement l’uniformité et la qualité de votre peau.
Lors de la Première Expérience Hoanity®, votre peau, votre historique d’acné et les marques présentes sont analysés afin de déterminer ce qui peut être pris en charge au cabinet et, lorsque cela est nécessaire, ce qui relève davantage d’une prise en charge médicale.
Réservez votre rendez-vous au cabinet Hoanity, près de Metz.
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